Adieu Ginette je t’aimais bien
Adieu Ginette je t’aimais bien, tu sais …
On ne se connaissait pas depuis longtemps, c’est vrai
Mais c’est l’intensité qui compte, tu sais bien…
J’ai adoré te parler, me confier,
T’écouter, tes fous rires, tes idées,
Tes réflexions mesurées, ta façon de me regarder,
De deviner en un clin d’œil, ma solitude cachée …
J’ai trouvé en toi une vielle « bonne amie »
Attentive, émouvante, surprenante, et puis …,
Sans âge, au-delà de ton apparence physique,
Une beauté d’âme rare et précieuse, charismatique,
Aujourd’hui, je pleure ton grand départ,
Tu avais pleuré le mien, pas très loin, mais trop loin,
Tu m’avais donné ton amitié, tes verres de rivesalte …
Tu m’avais parlé de tout, juste un mot banni « malade »
On en parlait à mots couverts,
Pour préparer le départ, sans rien oublier,
Et puis, tu me chipais une clope, et on riait…
Je n’ai pas pu t’accompagner,
Trop affairée, trop occupée, trop, trop …
J’avais pourtant promis de ne plus jamais remettre
A demain, de peur de ne pouvoir dire encore :
« a demain »
Et à présent c’est fini, infiniment
Adieu Ginette, je t’aimais bien
C’est dur de mourir au printemps …
des traces de toi