Ce texte de Noir Désir colle tellement (tristement) à la réalité ...
"Y'a t'il un incendie prévu ce soir dans l'hémicycle
On dirait qu'il est temps pour nous d'envisager un autre cycle
On peut caresser des idéaux sans s'éloigner d'en bas
On peut toujours rêver de s'en aller mais sans bouger de là
Il paraît que la blanche colombe a trois cents tonnes de plombs dans l'aile
Il paraît qu'il faut s'habituer à des printemps sans hirondelles
La belle au bois dormant a rompu les négociations
Unilatéralement le prince entame des protestations
Doit-on se courber encore et toujours pour un ligne droite ?
Prière pour trouver les grands espaces entre les parois d'une boîte
Serait-ce un estuaire ou le bout du chemin au loin qu'on entrevoit
Spéciale dédicace à la flaque où on nage, où on se noie
Autour des amandiers fleurissent les mondes en sourdine
No pasaran sous les fourches caudines
A l'envers, à l'endroit, à l'envers, à l'endroit
A l'endroit, à l'envers, à l'envers, à l'endroit."
Un jour a la fête du livre à Guérande, j'ai eu l'occasion de discuter avec un "vieux" poète qui m'a dit ceci :
Vous savez la poésie est partout, inutile d'y mettre des alexandrins, on s'en fout ...
ce qui m'a conduit à réfléchir dans ma tête de blonde,
C'est inespéré, mais j'y suis arrivée.
"La poésie, c'est un regard,
une attitude, une façon de marcher,
une façon de vous regarder, de vous écouter,
de vous aimer, c'est un espoir,
c'est votre bouche, c'est vos cheveux en pétard ...
C'est une musique aussi,
C'est le vent, c'est ce nuage
qui me rappelle votre visage,
c'est aussi ces imperceptibles et fugaces
expressions, immortalisées, en clichés,
dans nos mémoires,
C'est aussi dans cette manière
de tenir votre cigarette, jouer avec vos cheveux,
c'est cet enfant qui chantonne
en se dandinant et qui part en courant
poursuivant son idée de petit enfant.
C'est cet oiseau qui se pose sur ma main
cette araignée qui court vers une destination
connue d'elle seule ...
C'est aussi cette musique,
C'est aussi le vent,
Les vagues, le firmament,
c'est notre vague à l'âme,
c'est deux p'tits vieux
qui se tiennent par la main.
C'est la foule solidaire qui marche main dans la main ...
(c'est pas Mr De VILLEPIN)
c'est la tolérance pour toutes nos petites folies
(C'est pas non plus Mr SARKOSY)
c'est la pluie, à certains moments...
C'est aussi la musique ...
C'est aussi le vent,
c'est le tam tam que l'on entend au loin,
c'est l'amour qui flotte,
c'est l'humour qui trotte ...
C'est aussi parfois notre peine,
(ce n'est surtout pas Mr LE PEN)
C'est cette girafe qui mange son herbe, folle...
Enfin bref, cet inventaire est infini,
j'en terminerai pour aujourd'hui.
Juste encore un mot,
merci à toi "le mot"
puis à toi aussi "le mot suivant"
car grâce à vous les petits mots,
sans oublier les mots suivants
on peut faire danser la poésie
devant vos yeux allourdis,
à la fin de cette histoire ...
Êtres arrivés jusqu'ici,
je vous dis humblement "merci"
c'est un espoir du soir
que je chéris...
Soyez un tantinet indulgent
Si j'ai "sauté" les rimes en "olle"
et aussi celles en "ieux"
et celles en "âme" ...
Pas de blâme ...
Dans vos yeux,
je rigole ..."
la preuve ...

Hier soir à la Bernerie, spectacle organisé par l'association Lylaah, afin de permettre à SOROMIATA (Guinée) de continuer la construction de son école.

