Non on ne se rend pas compte,
On marche dans cette vie,
Comme des ombres,
On s’imagine passer inaperçue ou presque,
Passante un peu invisible,
Qui vit sa vie, sans emmerder le monde
Essayant d’être sereine, gentille,
pas trop chiante, si possible
intelligente, mais pas trop …
Discrète un peu,
Extravertie parfois …
On fait pas gaffe aux histoires sordides,
Evitant, les rumeurs, ragots en tout genre,
Tolérante, prête à rendre service,
Avec tout plein de valeurs,
Honnête, enfin quelqu’un, quoi
Sans plus, sans moins …
Et pendant ce temps là
Y’en a certaines,
Que ça dérange,
Que ça démange
De venir te faire chier …
D’ailleurs, elles y parviennent,
Au moment, ou tu es tranquille chez toi,
Un peu dans ton Monde, fait de musique,
De poésie, de détente,
Enfin tout ce que tu n’as pas eu dans ta journée,
Et là, pof, elles débarquent,
Par portable interposé, sms bourrés de fautes,
Leur machination à deux balles
Leur connerie de superette,
Véhiculant leur venin,
Comme de mauvais apprentis serpents,
Méchantes, certes,
Mais bêtes à pleurer surtout
Et malheureuses, sans doute ;
Pauv’ filles, je vous plains …
Mais sachez, que plus rien
Venant de vous, ne pourra m’atteindre,
Plus rien …
des traces de toi